Trahie T.1 & 2

Couverturede Sylvain Runberg (scénario) et Joan Page 5Urgell (dessin), d’après le roman de la Suédoise Karin Alvtegen  – Ed. Dargaud

Le tome 1 pourrait se résumer ainsi : Henrik trompe Éva, qui décide de se venger. Un soir, la jeune mère de famille rencontre Jonas dans un bar et ils passent la nuit ensemble. Pour Éva, cet épisode est destiné à rester sans lendemain, mais Jonas ne l’entend pas ainsi.

On est un peu déboussolé au début de l’album, à cause des nombreux flash-back destinés en particulier à nous montrer le parcours de vie chaotique du jeune homme, mais au fur et à mesure qu’on avance dans la lecture de ce thriller psychologique, on est impatient d’en connaître le dénouement.

Couverture - copieDans le tome 2, sorti en librairie le 26 août dernier, l’atmosphère est toujours aussi oppressante, le tour que prennent les événements, de plus en plus inquiétant, mais le suspense a curieusement perdu de son impact. On a compris dès le second tiers du volume précédent que Jonas est un psychopathe et on se doute qu’il va être prêt à tout pour récupérer la nouvelle élue de son cœur. De son côté, Éva n’a pas renoncé à faire payer à Henrik le prix de son infidélité et à lui pourrir la vie, ainsi que celle de sa rivale. Mais si noirs que soient ses desseins, ils sont peu de chose à côté de ce que lui réserve son amant d’une nuit, qui en l’occurrence n’a rien eu de torride. Page 7Le propre d’un thriller étant de maintenir ses lecteurs sur des charbons ardents, on n’en dira pas beaucoup plus, si ce n’est que la fin, glaçante et assez inattendue, donne à réfléchir. On ne peut s’empêcher de penser au cultissime film d’Adrian Lyne, Liaison fatale.

Le scénario est bien ficelé, même si on n’échappe pas aux incontournables clichés comportementaux, comme par exemple celui du fils mal-aimé qui, devenu adulte, recherche compulsivement l’amour inconditionnel d’une mère à travers toutes les femmes qu’il croise.Page 20Un plaisir de lecture malgré tout, tempéré par une certaine perplexité face au choix graphique de Joan Urgell : les visages sont tantôt inexpressifs, tantôt « surjoués », et on a du mal à identifier les personnages.

A.C. 

64 p., 14,99 € (chacun)

 

Iroquois

Iroquois03de Patrick Prugne (scénario et aquarelles) – Ed. Daniel Maghen

Le retour en grâce sur le petit écran des westerns des années 60 a mis un coup de projecteur sur ces hommes et femmes qu’à l’époque on appelait indifféremment « les Peaux-Rouges », qu’ils soient originaires d’Amérique du Nord, du Sud  ou du Canada. Il y avait les Apaches, les Sioux, les Comanches, les Cheyennes, etc. Et les Iroquois. Pour tous, sédentaires ou nomades, l’arrivée des Blancs a eu des répercussions plus négatives que positives.

L’action se déroule à Québec au début de l’été 1609. Plus préoccupé par les richesses que lui procurent la pêche à la baleine et le commerce des fourrures, la France d’Henri IV s’intéresse peu à ces arpents de terre habités par une poignée de « sauvages », pacifiés par l’explorateur Samuel de Champlain. Mais ce dernier, fondateur de Québec, a un objectif : établir des relations de confiance avec les nations amérindiennes (Hurons, Algonquins, Montagnais), grandes pourvoyeuses de fourrures, en leur prêtant main-forte pour que cessent les raids meurtriers dont ils font l’objet de la part des Iroquois, et donner ainsi à son comptoir l’ampleur d’un important lieu d’échanges commerciaux.

Constituée de trois bâtisses en rondins entourées d’une enceinte en bois, ladite colonie de Nouvelle-France abrite un groupe d’hommes qui s’apprêtent à faire face à leur premier conflit.

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L’album débute au moment où, soucieux de complaire à ses alliés hurons et montagnais et soutenu par une quarantaine de colons français, Champlain a décidé de passer à l’action en allant combattre l’ennemi sur ses propres terres. L’équipe est guidée par « Le Basque », un trafiquant de peaux qui connaît parfaitement la région, et qui a toutes les raisons de vouloir la mort de ceux qui l’ont scalpé. L’explorateur dispose quant à lui d’un argument de poids en la personne d’une otage, « Petite Loutre », fille d’un chef iroquois, achetée peu de temps auparavant aux Algonquins.

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Les Iroquois et « Petite Loutre » sont  résolus à vendre chèrement leur peau, mais que peuvent les plus braves contre les « bâtons tonnerre » ?  Champlain est  loin d’imaginer que cette opération guerrière, dite bataille du lac Champlain, va engendrer deux cents ans de conflits entre Français et Iroquois.

Je vois du sang… beaucoup de sang… Car la vengeance de notre peuple sera terrible pour d’innombrables lunes à venir, prédit en conclusion un vieux sage.

L’album, agrémenté d’un riche cahier graphique d’une vingtaine de pages, est splendide. L’évocation de cet épisode historique permet une nouvelle fois de mesurer les ravages sur les populations amérindiennes qu’ont engendrés l’arrivée des colons. Mais également, le degré de cynisme du personnage principal – peut-être à son corps défendant – dicté par l’obligation absolue de servir les intérêts du royaume de France. La haine qui oppose les Hurons aux Iroquois semble trop profonde, jamais nous ne parviendrons à les rapprocher. Il nous faudra choisir entre les uns et les autres, déclare l’un des personnages. Ce à quoi Champlain répond : Eh bien, nous choisirons en temps voulou. Ce sera le commerce des fourrures qui donnera le « la ».

À  bon entendeur.

Anne Calmat

104 p., 19,50 euros

10922841_436432756531015_6426752995452258534_nLes planches originales de cet album sont visibles à la galerie Maghen (Paris 6e) jusqu’au 17 septembre, puis au festival BD Boum de Blois, du 18 au 20 novembre 2016.

 

 

 

Pereira prétend

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d’après le roman de Antonio Tabucchi. Texte et dessin Pierre-Henry Gomont – Ed. Sarbacane. En librairie le 7 septembre

La phrase-titre, qui reviendra comme un leitmotiv tout au long du roman que Tabucchi écrivit en 1994, intrigue. Celle qui accompagne la première planche de l’album ne fait que renforcer une impression de mise en accusation. Pereire prétend qu’il était bon catholique. Etait ? N’est plus ? Un accusé nécessairement présumé coupable si l’on tient compte du contexte historique du récit…P2

Nous sommes en 1938, dans le Portugal livré à Salazar et à ses sbires. Il y a ceux qui adhèrent aux thèses fascistes du dictateur, ceux qui les combattent et ceux qui préfèrent regarder ailleurs. Pereira appartient à la troisième catégorie. Nous l’accompagnons tout au long de son cheminement, plus existentiel que politique, vers une prise de conscience de sa responsabilité face à l’Histoire.

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C’est à la faveur de rencontres déterminantes (Francesco Rossi et Marta : deux opposants au régime, le docteur Cardoso, l’abbé Antonio…) que Pereira, chroniqueur littéraire vieillissant dans un journal catholique prétendument indépendant, englué dans ses souvenirs et ses regrets d’une vie qu’il n’a pas vécue, va faire surgir, presque à son insu, son « moi hégémonique », et devenir un être agissant.

Il traduisait Maupassant et Balzac pour les lecteurs du Lisboa, ses nouveaux amis vont lui proposer de louer Lorca et Maiakovski, considérés comme « sataniques » par le pouvoir en place. Il jugeait impubliables les billets nécrologiques anticipés qu’il avait commandés à « son fils de substitution », il lui rendra le plus bel hommage qui soit le moment venu.13781863_1375639565786083_4507435319216453122_n

Le roman de Antonio Tabucchi est superbe, essentiel. La BD de Pierre-Henry Gomont l’est tout autant. Tabucchi l’avait écrit au moment de l’arrivée imminente au pouvoir du très populiste Silvio Berlusconi, Gomont l’a adapté au moment où garder les yeux grands ouverts face aux menaces qui rôdent de toutes parts, est plus que jamais indispensable.

De nombreuses séquences d’une grande force émotionnelle (le meurtre de Francesco, la rencontre avec le docteur Cardoso…), servies par un trait simple et expressif, feront à coup sûr de cette BD, l’un temps forts de la rentrée.

Anne Calmat

160 p., 24 €

Du même auteur : Crématorium (Casterman, 2012), Rouge Karma (Sarbacane, 2014), Les nuits de Saturne (Sarbacane, 2015)

To-day

La Forêt des Renards Pendus

couve_foret_des_renards_pendus_teld’après le roman de Arto Paasilinna. Scénario et dessin Nicolas Dumontheuil – Ed. Futuropolis

Raphaël Juntunen est un petit malfrat paresseux, manipulateur et roublard. Contrairement aux accords passés cinq ans plus tôt avec un dénommé Hemmo Siira, il n’a plus aucune envie de partager avec lui ce qu’il reste de leur butin : trois lingots d’or frappés du sceau de la banque nationale d’Australie. Siira est pour l’heure en prison, mais plus pour longtemps, aussi le jeune homme juge-t-il préférable d’aller planquer le magot au coeur de la forêt des Renards pendus, en Laponie finlandaise.

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De son côté, le Major Gabriel Amadeus Remes – brave type, le coup de poing facile et picolant sec – a pris un congé sabbatique d’une année, histoire de s’aérer les méninges. Il choisit de partir dans le nord du pays, direction la Toundra lapone.

13096216_10153357419632581_1683273767111724295_nSa route va bien entendu croiser celle de Raphaël. Chacun tente dans un premier temps de faire prendre des vessies pour des lanternes à l’autre, puis finalement les deux hommes décident de se poser quelques temps dans un vieux campement de bucherons à l’abandon, et de le transformer en un véritable trois étoiles. Raphaël a des goûts de luxe. Il donne les ordres et finance le projet, Gabriel Amadeus, qui a fini par découvrir l’origine de la fortune de son copain et comprendre qu’il s’était fait berner, lui sert docilement d’homme à tout faire.

Lorsqu’il va en ville pour échanger quelques centaines de grammes du métal précieux contre des espèces sonnantes et trébuchantes, afin de pouvoir acheter les matériaux et accessoires nécessaires à la rénovation des lieux, le Major s’attarde au bistro du coin. L’ébriété lui fait alors faire et dire pas mal de choses…

Bientôt, Naska, une nonagénaire en cavale qui a échappé de justesse à son placement dans un asile de vieillards, vient se joindre à ce tandem improbable, qui coule des jours heureux sous l’oeil complice d’un renard, que Raphaël et Amadeus ont appelé Cinq-cents balles. Les deux hommes iront même jusqu’à héberger un garde-rennes (corruptible) qui s’est pris le pied dans un piège à renards.

Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes, jusqu’au jour où le redouté Siira vient mettre les pieds dans le plat.

Tous les ingrédients du roman noir sont réunis, mais l’auteur les détourne allègrement pour en faire une fable loufoque, truculente… et parfaitement amorale. Beaucoup d’humour, des dialogues percutants, des personnages attachants : un vrai plaisir de lecture pour inaugurer la seconde saison de Boulevard de la BD.

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Il est donc l’or de noter sur vos tablettes la sortie en librairie de l’album, le 25 août.

Anne Calmat

144 p., 21 €

Nicolas Dumontheuil aux Ed. Futuropolis  : La colonne (2011) – Le landais volant (2009) – Big Foot (2007)

Arto Paasilinna a publié une vingtaine de romans dont : Le lièvre de VatanenPetits suicides entre amisUn homme heureux.

Ils sont traduits en 27 langues.

 

« XIII » – It’s up to you…

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Dans Le Jour du soleil noir (T 1, 1984), le contre-espionnage américain avait donné à XIII, devenu par la suite amnésique, l’apparence physique de l’assassin du président William Sheridan, afin qu’il puisse démasquer le commanditaire du meurtre. Ce sera semble-t-il chose faite dans Treize contre un (T.8, 1991).

Dans Le dossier Jason Fly (T.6, 1989), le vieux Zeke Hattaway a été le premier à reconnaître dans celui qui s’était présenté à lui sous le nom de John Fleming, le fils de son ami Jonathan Mac Laine : Jason Mac Lane.

Plus tard, dans Pour Maria (T.9, 1992), Sean Mullway a déclaré à Jason que son nom véritable était Kelly Brian (alias le Cascador, alias Seamus O’Niel) et qu’il était son propre fils. page_5

Au fil des épisodes, le bel amnésique aux muscles d’acier va, entre autres « joyeusetés », être traqué par des mafieux téléguidés par la CIA et la NSA, manipulé, trahi, et régulièrement emprisonné à perpétuité pour plusieurs accusations de meurtre.

On le voit se battre comme un diable pour rassembler les éléments d’un passé qui ne cesse de se dérober à lui. Il finit malgré tout par en reconstituer une partie avant que les « pères fondateurs » de la série, William Vance et Jean Van Hamme, ne confient le soin de prendre le relai à une équipe de jeunes bédéistes, emmenée par le scénariste Yves Sente et le dessinateur Iouri Jigounov.

xiii-tome-20-le-jour-du-mayflowerL’ultime opus de la saga, version Vance et Van Hamme, avait pour titre Le dernier round (T. 19, 2007), le suivant, signé cette fois Sente et Jigounov, s’est intitulé Le jour du Mayflower (2011).

Lorsque le scénariste Yves Sente a relevé le défi d’une nouvelle salve d’aventures, il a choisi de reléguer XIII au second plan et de laisser les seconds couteaux devenir le moteur de la série. La dimension de complot reste malgré présente. Les auteurs ont, comme leurs prédécesseurs, également choisi de mêler à la fiction pure de ce récit au long cours, des éléments qui appartiennent à l’histoire de l’Amérique d’hier et d’aujourd’hui : des Pilgrims du Mayflower, partis de Southampton en 1620, aux fondamentalistes de tous poils des années 2000*.

Le T. 24, paru en juin 2016, s’intitule L’Héritage de Jason Mac Lane.
Preuve que Zeke Hattaway avait « vu » juste ? Mais tant que XIII n’a pas entièrement recouvré la mémoire, la seule chose dont le lecteur peut être certain, c’est que rien ne l’est jamais, et qu’après trente-deux ans de bons et loyaux services, les personnages de la série ont encore de beaux jours devant eux.

Ils n’attendent que vous.

L'Héritage de Jason Mac Lane, p. 15

A.C.

V. également : L’appât (T. 21, 2012) – Retour à Greenfalls  (T. 22, 2013), Le Message du Martyr (T. 23, 2014)

Ed. Dargaud – 55 p. (en moy), 17,20 €

 

 

 

« XIII » – Intégrale 3/5, vol. 13

Page 8de Jean Van Hamme (scénario) & William Vance (dessin) – Ed. Dargaud

Un grand nombre de personnages a défilé jusqu’ici, mais tous n’ont pas été mentionnés dans les résumés des volumes 1 à 12. XIII nous a emportés dans telle cascade de rebondissements qu’il était parfois difficile de trouver une place – la plupart du temps fluctuante – pour chaque nouvelle pièce du gigantesque puzzle que William Vance et Jean Van Hamme ont mis en place pour leurs lecteurs.

Le volume 13 arrive donc à point nommé pour combler quelques lacunes.

Page 6Deux journalistes, Ron Finkelstein et Warren Glass, enquêtent sur la récente prise en otage de l’actuel président Sheridan par le général Carrington (voir vol. 12), et sur XIII, cet homme aux identités multiples qui semble être étroitement lié aux événements qui se sont déroulés depuis l’assassinat de William Sheridan.

Deux hommes, probablement des services secrets, font irruption dans leur bureau, ils balancent Ron Finkelstein du haut de l’immeuble, dévastent son ordinateur et repartent avec le précieux dossier d’investigations sur lequel les journalistes travaillent depuis trois ans.

Le survivant, Warren Glass, absent au moment du drame, fuit en Europe et transmet un premier résultat de leurs investigations à Randolph McNight, le rédacteur en chef de son journal, le New York Daily. Glass sait que ses jours sont comptés…

On pense évidemment au film d’Alan J. Pakula, Les Hommes du président (1976), et au scandale du Watergate, révélé par les journalistes du Washington Post.Page 18

L’étude en question est composée de douze dossiers (Le clan Sheridan, L’affaire Rowland, L’énigme de la Mangouste, etc.). Ils contiennent les portraits détaillés des quelque cent-vingt personnages qui ont été impliqués, à des degrés divers, dans l’affaire Sheridan, révélant ainsi les zones d’ombres de chacun.

 

Page 14

A.C.

110 p.

To-day

 

« XIII » – Intégrale 3/5, vol. 11 et 12

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de Jean Van Hamme (scénario) & William Vance (dessin) – Ed. Dargaud –

Les tribulations de XIII au Costa Verde (pays imaginaire qui évoque fortement Cuba), avec son contingent de manipulateurs et de traîtres, se sont achevées en beauté. XIII, qu’on pourrait aussi appeler « El Magnifico », tant il excelle dans l’art de se sortir des situations les plus extrêmes (avec, il est vrai, un égal talent pour plonger tête baissée dans la suivante), a établi la preuve qu’il n’avait pas lâché les révolutionnaires. Les affreux ont été débusqués, les guérilleros ont repris du poil de la bête et la Minerco en a été pour ses  frais. Le Major Jones a bien entendu joué à la perfection son rôle de super woman, en venant en aide à XIII dans les moments critiques du récit. Quant à Maria Isabel de los Santos, la présumée épouse du beau ténébreux, elle a déclaré, en faisant allusion au « Cascador » : Je ne sais pas pourquoi, mais vous me faites penser à lui, Mac Lane. Un moment, j’ai cru que… Mais c’est absurde.

Mais si XIII était le Cascador, cela voudrait dire qu’il a également à un moment de sa vie été Kelly Brian (plus connu sous le nom de Cascador), membre de l’IRA et recherché par le FBI.

La porte reste donc entrouverte. À se demander si nous n’allons pas découvrir, au détour d’une planche, que Jason Mac Lane est un autre…

BqPZFeUbGxifoP2pKQgsYvSaHEzeTa9V-couv-1200Et c’est chose faite, en lisant le volume 11 : XIII apprend de qui il est réellement le fils, et pourquoi Jonathan Mac Lane, qu’il croyait être son père, s’est fait passer pour tel en lui donnant son nom. Il découvre par la même occasion l’histoire tragique de sa famille : modernes Atrides au mélange explosif de passions.

Faut-il dire « Bye bye Jason » ? Wait and see.

BqPZFeUbGxifoP2pKQgsYvSaHEzeTa9V-page5-1200

xiii-tome-12-le-jugementLe vol. 12 nous ramène aux USA.

XIII et Jones ont à peine eu le temps de refermer leur parenthèse révolutionnaire – et XIII d’encaisser les révélations sur sa véritable (?) identitè – qu’ils sont convoqués à la Maison Blanche pour une affaire de la plus haute importance.

On se souvient que l’assassin du président Walter Sheridan avait fait en sorte que son nom n’apparaisse jamais, mais  on se doutait bien que les auteurs n’en resteraient pas là.

C’est à la faveur de la passation de pouvoir entre le général Carrington (v. vol. 1 à 6) et son successeur, le général Wittaker, que l’affaire éclate de nouveau. La cérémonie de la remise du code de la mallette de contrôle de l’arme atomique se déroule à huis clos, quatre personnes y assistent, dont Walter Sheridan, le frère du président assassiné. À ce moment précis, un hélicoptère de l’armée décolle du toit du Pentagone, avec aux commandes, le général Carrington. Panique chez les agents des services secrets, le vice-président donne l’ordre que l’on ouvre la porte de la salle des codes : Carrington a neutralisé Wittaker et le ministre de la Défense à l’aide d’un gaz anesthésiant, puis il a kidnappé le président… et emporté la mallette.

Une note lapidaire de la main du général disant  « Jones et Mac Lane, personne d’autre », a été retrouvée plus tard dans l’hélico abandonné.

Carrington a découvert l’implication du président dans l’assassinat de son propre frère (eh oui !) et les dommages collatéraux qui s’en sont suivis. Avec au premier chef, la mort de sa fille bien-aimée (la veuve de Steve Rowland). Il veut désormais organiser un procès public, lors duquel, la Mangouste, âme damnée et tueur à gages au service de l’accusé, viendrait témoigner…

Du pain sur la planche pour XIII et Jones.ZkeRd9K3VsrvjFn0qJVgxuTc65ise0x3-page5-1200  A.C.