Tout le monde est là ?

À partir de 6 ans.
En librairie depuis janv. 2018

de Anja Tuckermann, illustrations Tine Schulz – Traduit de l’allemand par Hélène Boisson – Ed. La Joie de Lire

La famille-image d’Épinal est révolue. De même que la société uniforme et unicolore que nos grands-parents ont connue, l’est. Certains le déplorent et ne sont font pas prier pour le crier haut et fort, beaucoup s’en félicitent.  

Les auteures de La Famille dans tous ses états (La Joie de lire, 2017), Alexandra Maxeiner et Anke Kuhl,  nous présentaient avec humour toutes sortes de familles : traditionnelle, monoparentale, famille avec parents divorcés, parents homosexuels, avec enfants adoptés, demi-frères, demi-soeurs, etc.

Les auteures de Tout le monde est là ? ont, quant à elles, préféré zoomer sur la planète entière, afin de proposer à leur jeune lectorat un voyage vers le multiculturalisme, avec ses migrants, ses réfugiés, grands et petits, celles et ceux qui vivent ici, mais qui un jour sont venus d’ailleurs, celles et ceux  qui ont fui la guerre, la misère, la dictature…

L’album souligne les particularismes des humains, mais aussi et surtout ce qu’ils ont en commun. Il aborde de façon réaliste les situations les plus dures – persécutions, exil, rejet, préjugés, mais il le fait avec fraîcheur. Le ton n’est pas à la dramatisation, mais plutôt à l’énergie et ce positivisme qui fait avancer les sociétés.

À mettre entre toutes les mains.

A.C.

36 p., 12 €

 

Expo : Plantu 50 ans de dessin de presse à la BnF François Mitterrand

En une cinquantaine d’années, le dessinateur de presse Plantu a réalisé des milliers de dessins publiés dans de nombreux journaux. C’est à la Bibliothèque nationale de France qu’il a choisi de confier cet important fonds, véritable illustration de l’actualité française et internationale de ce demi-siècle écoulé.

À l’occasion de cette entrée exceptionnelle dans les collections de la Bibliothèque, quelque 150 pièces, dont une centaine de dessins originaux, sont présentées dans la Galerie des donateurs. L’exposition permettra de saisir l’évolution graphique de Plantu, mais aussi d’apprécier son talent de sculpteur humoristique et son engagement à défendre les dessinateurs de presse du monde entier par le biais de l’association Cartooning for Peace qu’il a fondée en 2006.

Après la publication de premiers dessins à la fin des années 1960, dans des journaux de tendances différentes – La Vie du Rail ou Bonne soirée, Le Pèlerin, Le Canard enchaîné, Charlie Hebdo… – Jean Plantureux, alias Plantu, retient l’attention avec un dessin de presse sur la guerre du Vietnam, publié dans le journal Le Monde en 1972, alors qu’il n’a que 21 ans (ci-dessus) : coup d’envoi d’une longue carrière de dessinateur caricaturiste d’actualité qui a accompagné le parcours du quotidien.

À partir de 1985, André Fontaine, directeur du Monde de l’époque, décide de le publier en Une et en exclusivité : c’est ainsi que Plantu devient le dessinateur attitré du célèbre quotidien du soir.

En 1991, il entre à l’Express où ses dessins sont publiés en pleine page, jusqu’en 2017.

L’exposition présente une centaine de dessins originaux, parmi lesquels des inédits, des études et croquis préparatoires, ainsi qu’une cinquantaine d’impressions couleurs. Cet ensemble permet d’apprécier différentes facettes du travail de l’artiste : son graphisme, du plus épuré au plus illustratif, ses dessins audacieux jusqu’au burlesque, facétieux jusqu’à l’insolence, émouvants jusqu’à l’hommage respectueux. On voit naître et évoluer les animaux fétiches de Plantu, la colombe et la souris, mais aussi tout un bestiaire où l’on retrouve les figures clé du monde politique d’hier et d’aujourd’hui.

En tant que journaliste, Plantu observe et commente les décisions gouvernementales et les faits de société ; en tant qu’humoriste, il se joue des personnages, les transposant, en quelques traits d’une tendre cruauté, dans des univers cocasses, souvent plus révélateurs et percutants que de longs discours. Pour lui, le dessin de presse est l’art nécessaire du dérapage : il faut aller loin dans la provocation mais s’arrêter à temps, pour ne pas blesser gratuitement ou toucher à la vie privée.

Critique à l’égard des choix des hommes et femmes de pouvoir, il l’est, attirant l’attention sur leurs contradictions ou leurs mensonges : sous son crayon, la planète ressemble à un gros ballon coupé en deux et asphyxié, les rapports entre les populations se soldent par des murs que l’on monte ou que l’on détruit et des ponts que l’on jette entre deux pays avec un espoir fragile. En faisant pénétrer les lecteurs dans d’improbables salles de classes, Plantu insiste avec élégance sur le rôle essentiel de la culture et de l’éducation, pour une lutte sans merci contre l’ignorance, source de violence et de barbarie.

Il s’inquiète du recul de la démocratie dans le monde et nous présente les mille et une tribulations de Marianne, figure emblématique de la République française.

Habile dessinateur, rompu à toutes les astuces graphiques pour exprimer le mouvement, les sentiments et les émotions, Plantu ne cache pas son admiration pour des créateurs d’exception qui ont tissé l’imaginaire collectif, que ce soit dans le domaine de la peinture, de la sculpture, ou de la bande dessinée (Léonard de Vinci, Delacroix, Rodin, Hergé, Reiser, Goscinny et Uderzo…). Il leur rend hommage, les pastichant avec bonheur pour traduire les faits de société et les manœuvres politiciennes.

L’exposition complète cet ensemble avec la présentation de quelques Unes célèbres et une sélection d’albums, réunissant les dessins publiés au cours de l’année précédente ; on découvrira aussi un choix de sculptures, – juges, souris et présidents de la République (le général de Gaulle, François Mitterrand, Jacques Chirac) – ainsi que des produits dérivés illustrés par Plantu.

Des enregistrements audiovisuels montrent l’artiste au travail, expliquant sa démarche en tant que dessinateur engagé, en prise avec ses crayons et ses feuilles pour restituer, dans la juste dérision, son sentiment à l’écoute des informations diffusées par les médias. 

Enfin, on pourra voir ou revoir des documents de l’association Cartooning for Peace, que Plantu a fondée en 2006, encouragé par Kofi Annan, Prix Nobel de la Paix et ancien Secrétaire général de l’ONU. L’association, qui compte aujourd’hui 162 dessinateurs de presse de tous les pays, s’est donné comme rôle de défendre la liberté d’expression à travers le dessin de presse, lors d’expositions itinérantes, de conférences et d’interventions dans les établissements scolaires.

Du 20 mars au 20 mai 2018

Galerie des donateurs
Quai François Mauriac, Paris 13e (ligne 14) 01 53 79 53 79

Du mardi au samedi 10h > 19h. Dimanche 13h > 19h
Fermeture les lundis et jours fériés

Entrée libre

 

Homicide, une année dans les rues de Baltimore T. 1 à 3/5

T. 3 – En librairie depuis le 10 février 2018

dPhilippe Squarzoni (traduction, adaptation et dessin), d’après le récit documentaire A Year on the Killing Streets (1991) de David Simon, créateur de la série télévisée The wire – Ed. Delcourt ©

En 1988, David Simon, journaliste au Baltimore Post, passe une année en immersion au sein de la brigade criminelle de la police Baltimore, une ville qui compte 240 meurtres par an. Son reportage, devenu roman, relate le quotidien de dix-neuf de ses inspecteurs, avec pour fil rouge une enquête au long cours sur le meurtre de la jeune Latonya Kim Wallace.

T.1 (mai 2016)
T. 2 (février. 2017)

David Simon, puis  Philippe Squarzoni, décrivent le quotidien des membres de cette brigade et leurs investigations dans les rues de Baltimore ; ils donnent à voir les tensions raciales, les crimes sordides, les circuits de la drogue, les décisions de justice parfois aberrantes.

T. 2

Suivant le parti-pris du journaliste, Philippe Squarzoni s’affranchit du récit à la première personne et privilégie la voix collective des protagonistes.

Un socio-reportage aux antipodes de l’image hors-sol des héros des séries américaines, qui dévoile le quotidien des flics de l’époque, un peu beaufs, un peu misogynes, parfois racistes.
 »
Nous ne sommes pas dans un épisode de Colombo, ici, pas d’intelligences qui s’affrontent pour élucider un mystère. Ce sont des meurtres de pauvres, les assassins commettent beaucoup d’erreurs, et le mobile importe peu. Forcément, il m’a fallu représenter la violence, ce qui est compliqué. Si l’on en fait trop, on risque d’être complaisant. Si l’on rend la mort esthétique, graphique, on peut s’y prélasser. Ne rien montrer est aussi un écueil : cette violence, des gens l’ont vécue, les flics l’ont vue tous les jours, il faut donc donner à sentir cette monotonie-là. Mais le faire avec pudeur, sans pour autant atténuer les choses « , écrit Philippe Squarzoni.

T. 3

Dans ce troisième opus, l’immersion dans le quotidien des inspecteurs de l’unité des homicides de Baltimore se poursuit. Un flic a reçu deux balles en plein le visage. Pas d’arme trouvée sur place, pas d’indices matériels. Mais Terry McLarney a été le sergent de la victime et il va tout faire tout pour découvrir et confondre le coupable. Alors que l’affaire Latonya Wallace accapare toujours Landsman et Pelligrini, le tableau se couvre d’encre rouge. Les corps s’empilent, le taux de résolution est en baisse et la pression en hausse…  Authenticité des épisodes, sobriété des dessins et des couleurs – gris, noir, blanc, marron, avec çà et là, le rouge éclatant du sang versé –  les visages restent inexpressifs afin de ne pas surligner ce qui se joue. Car ce qui est au cœur de chaque récit, ce sont les humains dans toute leur complexité. Comme dans la vie, le quotidien de la brigade peut être sans relief, jusqu’à ce qu’une affaire déclenche le branle-bas de combat au sein de l’équipe. 

Très inspiré par les films noirs américains des années 50-60, le dessin de Squarzoni joue avec les ombres, les gros plans et les contre-plongées : du grand art, comme toujours.

Anna K.

160 p., 18,95 €

Philippe Squarzoni

Ses premiers albums politiques, Garduno, en temps de paix et Zapata, en temps de guerre, qui ont connu un large succès, sont publiés en 2002 et 2003 aux Requins Marteaux. Squarzoni est d’ailleurs nommé pour le Prix du Meilleur Scénario à Angoulême pour Garduno, en temps de paix (2012).
En 2007, il publie
Dol, dans lequel il dresse un bilan des politiques menées durant le deuxième mandat de Chirac.

Loin de ces préoccupations politiques, il publie son premier récit en couleurs chez Delcourt en 2008, Un Après-Midi un peu couvert, plus sensible, contemplatif et intemporel, une variation sur le thème de Peter Pan.
Il s’investit totalement ensuite dans une immense enquête sur le changement climatique qui donne son livre le plus intense et édifiant :
Saison brune, publié en 2012 aux Éditions Delcourt. L’album connaît un franc succès et reçoit le Prix du Jury du Festival de Lyon BD et le Prix Léon de Rosen de l’Académie française. Parallèlement les Éditions Delcourt rééditent toutes ses oeuvres.
Ce projet BD,
Homicide, est né de l’envie de Philippe Squarzoni de se confronter à une nouvelle problématique sociale, suite à la lecture du livre de David Simon. Il contacte alors l’auteur pour lui soumettre l’adaptation via ce nouveau médium et part de la version anglaise dont il fait lui-même la traduction.

L’une d’elles

 

Communiqué

 

En librairie le 16 mars 2018

Texte et dessin : Una – Ed. çà et là

Titre original : Becoming Unbecoming (Angleterre) – Traduction Hélène Duhamel

Un récit personnel dévastateur sur les violences faites aux femmes sur fond d’affaire de celui qu’on appela l’Éventreur du Yorkshire, le tueur en série qui sévit en Angleterre et tua treize femmes entre 1975 et 1980.

Nous sommes en 1977, Una a douze ans et vit dans le West Yorkshire. Un assassin sème la panique dans la région en s’attaquant à des femmes isolées, en majorité des prostituées. La police peine à résoudre l’affaire – en dépit de milliers d’heures passées à la recherche du tueur, et alors que les forces de l’ordre ont interrogé plusieurs fois le meurtrier sans le savoir. L’incapacité des policiers à trouver le coupable soulève l’indignation à travers le pays. Dans la période où ces meurtres ont eu lieu, Una a été victime de plusieurs agressions sexuelles, agressions dont elle s’est par la suite sentie coupable.

Je ressemblais juste à une fillette de 10 ans, mais il fit semblant de croire que j’étais plus âgée, alors je fus flattée… (…) Je n’ai pas parlé de l’homme qui se faisait appeler Damian et personne n’a posé de questions, malheureusement. Si on ne parle pas, personne ne remarque. (p. 22)

Retraçant son histoire personnelle, expliquant les raisons des ratés de l’enquête, fournissant des statistiques édifiantes sur le degré d’impunité des hommes coupables de féminicides et d’agressions sexuelles, L’une d’elles explore ce que signifie grandir dans une société où la violence masculine n’est jamais remise en question. Avec le recul, l’auteure décrypte ce qui lui est arrivé il y a une trentaine d’années, se demande si quelque chose a vraiment changé. Elle questionne nos sociétés qui imposent aux victimes de ces violences d’en payer elles-mêmes le coût.

D’abord il y eut Damian qui disait qu’il ne me ferait pas de mal, ensuite il y eut Terry qui disait qu’il était mon petit ami. D’abord, il eut ma confiance, puis il m’eut tout entière. (p. 33)Née en 1962 en Angleterre, Una est artiste, enseignante et auteure de bande dessinée. Elle a auto-édité plusieurs récits sur le handicap, les psychoses, l’activisme politique et les violences faites aux femmes et aux enfants. Son premier roman graphique, L’une d’elles, a été publié en Angleterre en septembre 2015. Elle vit dans le Yorkshire où elle travaille sur son prochain opus, qu’elle a intitulé Eve.

208 p. 20 €

Les enfants du capitaine Grant (intégrale)

Adaptation et illustrations Alexis Nesme – Ed. Delcourt, 2016.

26 juillet 1864, un requin-marteau vient d’être harponné et hissé à bord du yacht de lord Glenarvan, le Duncan. Comme il se doit, les entrailles du squale sont soigneusement examinées. On y découvre une bouteille contenant trois feuillets en piteux état. Une date, une carte géographique incomplète et quelques bribes de mots permettent cependant de reconstituer le puzzle : le Britannia s’est abîmé dans une région située le long du 37e parallèle, avec à son bord le fameux explorateur écossais, Harry Grant, dont on est sans nouvelles depuis au moins deux ans. Une expédition est montée par le très fortuné lord, que l’Amirauté écossaise a lâché faute de certitudes. Mary et Robert Grant, déjà orphelins de mère, seront du voyage.

Commence alors un périple de cinq mois à la recherche des disparus, au cours duquel les protagonistes vont devoir affronter la dureté des éléments en Patagonie, la cruauté des hommes en Australie, le cannibalisme des Maoris en Nouvelle-Guinée… Avec en filigrane, une réflexion sur l’oppression des autochtones par les colons européens.

La trame de ce récit en trois parties reste classique et semble avant tout destinée aux adolescents. Cependant le roman de Jules Verne comporte différents niveaux de lecture. Il illustre notamment le passage de l’enfance à l’âge adulte, la symbolique de la recherche du père et la nécessaire distinction entre l’expérience et le raisonnement. 

Les personnages sont ici représentés sous la forme d’animaux : lord, lady Glenarvan et les jeunes Grant sont d’élégants félins ; le capitaine Mangeles, toujours un peu bougon, est un ours ; l’extravagant géographe, le Français Paganel, véritable puits de science, est une grenouille (un clin d’oeil aux « French frog eaters » ?) ; le traître Ayreton, que l’on retrouvera plus tard dans L’Île mystérieuse, a tout du renard.  

Le dosage entre la densité du récit (beaucoup de bulles, un grand nombre de cartouches) et les illustrations virtuoses d’Alexis Nesme (gouache, encres, pastels gras, clairs-obscurs) compose un ensemble très réussi.

Les inconditionnels du roman Jules Verne y retrouveront aisément leurs petits, ceux qui le découvriront au-travers de cette adaptation new look seront très probablement sous le charme.  

Anne Calmat

152 p., 22,95 € 

 

Théâtre : Du côté de chez Colette

Depuis le 24 février

les 31 mars, 28 avril et 26 mai à 15h au Studio Hébertot*, dans le cadre des après-midi de sea art

Adaptation, conception et interprétation : Jenny Bellay

Musiques d’Erik Satie interprétées au piano par Léonce Langlois Favier.

Quelques notes des Gymnopédies glissent sous les doigts d’un très jeune pianiste.

Une vieille dame ridée, bouclée, vêtue d’un large pyjama à grosses fleurs se tient devant une table ancienne, un livre à la main.

Elle commence à lire, lève la tête puis récite : C’est un soir de Noël, Colette enfant, dans sa chambre glaciale, fait semblant de dormir, tandis que sa mère dépose devant la cheminée des paquets et deux bouquets de roses de Noël. Puis, Sido, cette mécréante, se ravise ; elle ne peut se rendre complice d’une duperie. Fleurs et présents seront disposés, le lendemain matin, près du bol de petit-déjeuner.

Les yeux de Jenny Bellay, profonds, vifs se promènent dans la salle, tels de petits projecteurs prenant à témoin les spectateurs. La voix de la comédienne se plie à toutes les inflexions que commandent les textes : grave, forte, murmurante, chantante, fragile, grinçante… On a raison de dire que ni la voix ni les yeux ne connaissent le temps. 

Dans un décor sobre, minimal, la magie déclamatoire opère, qui permet aux personnages de prendre corps, et soulignée par quelques gestes, nous fait suivre les dialogues cocasses entre Sido et sa fille, Colette et le capitaine, Colette et son frère Léo. Que le pianiste trinque avec la récitante suite à un éloge des vins nous fait regretter de n’être pas de la fête.

Le choix des textes associe ceux, connus, comme la lettre de Sido à Henri de Jouvenel, déclinant une visite pour cause de floraison d’un cactus rose (extrait audio ci-dessous), à d’autres qui le sont moins. Tel ce dialogue intérieur lors de la naissance de Bel Gazou, qui questionne anxieusement le miracle qu’est l’amour maternel.

La générosité du partage de la passion de Jenny Bellay pour son métier et pour Colette, la beauté des extraits de textes, la mélancolie des notes qui les soutiennent, font de cette heure un moment rare et enchanté.

Et nous ne pouvons que remercier Jenny Bellay qui nous donne, à la voir et à l’entendre, l’envie de relire Colette et de vieillir.

Nicole Cortesi-Grou

  • 78 bis bd des Batignoles Paris 17e – 01 42 93 13 04 – 20/15/10 €

Jenny Bellay invitée de Bernard Pivot lors de la création du spectacle au Petit Montparnasse en 1980 (archives INA).