Alexandrin ou L’art de faire des verres à pied

 

de Pascal Rabaté, dessin et couleur Alain Kokor – Ed. Futuropolis. Tout lectorat. 

« Partout se trouve la beauté

Dans un marteau, un clou, un cageot, un trait.

La beauté est dans l’oeil qui contemple.

Et qu’importe le sujet observé

L’émerveillement s’apprend et se transmet. »

Poète des campagnes et des villes, Alexandrin de Vanneville survit en faisant du porte-à-porte pour vendre les vers qu’il compose. « Comme la vie ne rime à rien, je fais sonner les mots« , dit-il. Les mots sont insolites, les rimes souvent riches.

Le vieil homme (qui ressemble beaucoup au délicieux Michel Robin de la Comédie-Française) croise la route d’un adolescent en cavale, un oiseau égaré qu’il prend sous son son aile et initie aux arts de la poésie et de la débrouille.

« C’est drôle, tu slames naturellement », remarque le jeune aspirant à la liberté. Ce à quoi le vieil homme répond : « C’est ce jeu avec les mots qui me tient debout… C’est cette quête du beau qui m’évite de rester à genoux ».

Ils vont faire un bout de chemin ensemble, le premier convertissant le second à la rime, le second illuminant le quotidien du premier.

Une BD vivifiante qui nous invite à réfléchir sur notre rapport au temps, et à repenser notre quotidien pour y puiser ce qu’il a de meilleur.

À ne pas manquer !

A.C.

95 p., 22 € – En librairie le 24 août 2017

 

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