Il était une fois Avignon (1947)

(4’53)

 

Introduction Bernard Dort (1986) lue par Anne Alvaro (INA)

Jean Vilar (INA)

Illustration musicale Miles Davis

Tout commence en septembre 1947, avec une exposition d’art contemporain (Balthus, Giacometti, Miro, Mondrian, Picasso…), deux concerts de musique ancienne et contemporaine dirigés par Roger Desormière, et trois créations dramatiques, sous la direction artistique de Jean Vilar : La Tragédie du roi Richard II de Shakespeare, L’histoire de Tobie et Sara de Paul Claudel et La Terrasse de midi de Maurice Clavel.

Les deux premières pièces sont jouées en plein air, dans la cour d’honneur du palais des Papes, la troisième au théâtre municipal.

L’année suivante, Vilar décide de poursuivre l’aventure pendant une semaine, mais cette fois en juillet. Il sent que dans ce lieu privilégié, des choses exceptionnelles pourront se passer. 

© Jacno

Ce n’est tout d’abord pas la ruée, mais le futur directeur du T.N.P. (1951-1963) a trouvé son espace et le moyen d’inventer une nouvelle manière d’habiter la scène et d’y faire résonner la parole des poètes, afin, dit-il, que « dans les murs de ce palais, imposant dans la nuit la quiétude de sa force, nous donnions des spectacles capables de se mesurer, sans trop déchoir, à ces pierres et à leur histoire ». Pendant des années, la représentation théâtrale va se concentrer sur la cour d’honneur et le Verger Urbain V, mais la cité va ensuite devenir une ville-théâtre qui s’étendra bien au-delà de ses remparts. C‘est cette alchimie romantique – poète-acteur-public – qui, été après été, demeure et perpétue depuis soixante-dix ans le miracle d’Avignon.

Anne Calmat

Avignon 2017

www.avignonleoff.com/

 

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