Le Chaperon voit rouge – Petites histoires des droits de l’Enfant

chaperon_voit_rouge_rvb-270x373de Joanna Olech (scénario) et Edgar Bak  (dessin) – Ed. La Joie de Lire (à partir de 6 ans)

Un Chaperon averti en vaut deux. Forte de l’enseignement qu’elle a tiré de sa rencontre dans une vie antérieure avec un prédateur sexuel déguisé en loup, la fillette aux taches de rousseur et aux pieds chaussés de tennis écarlates a repris du poil de la bête et ne s’en laisse plus conter. Elle est même devenue militante des Droits de l’Enfant (CIDE) et ne perd jamais une occasion de les faire valoir.

Chacun des principaux articles de Loi de la Convention internationale trouve ici son illustration au-travers d’une histoire inspirée de Charles Perrault, Hans Christian Andersen, Wilhelm Grimm, etc.

La première s’ouvre sur une nouvelle rencontre entre le loup et le Chaperon, qui a malencontreusement balancé une pomme de pin sur l’animal, tapi en embuscade dans un fourré. La fillette s’excuse, mais face à la réaction du loup, qui s’est mis en tête de « compter les boutons de sa robe » et qui pense qu' »un petit baiser suffira à se faire pardonner« , elle n’hésite pas à dégainer l’article 19 de la CIDE.

Personne n’a le droit de faire du mal à un enfant, ni d’avoir envers lui un geste qui lui ferait peur ou le mettrait mal à l’aise, peut-on lire sur le panneau qu’elle brandit furieusement sous le museau du vieux libidineux.

Les jeunes lecteurs retiendront en substance qu’ils doivent se sauver à toutes jambes et avertir qui de droit, si un individu, connu ou inconnu, tente de tirer avantage d’une de leurs bêtises, réelle ou supposée, après les avoir culpabilsés.

Ch. 2 "Personne n'a le droit de frapper un enfant, ni de le forcer à effectuer un travail qui nuirait à sa santé (...)"
Ch. 2 « Personne n’a le droit de frapper un enfant, ni de le forcer à effectuer un travail qui nuirait à sa santé (…) »

La seconde histoire illustre l’Article 32 de la CIDE : le droit à la protection contre l’exploitation. Elle met en scène la Petite Fille aux allumettes. Le Chaperon soustrait la jeune vendeuse à la brutalité de son père en la ramenant chez elle, et rappelle à tous que Personne n’a le droit de frapper un enfant ni de le forcer à effectuer un travail qui nuirait à sa santé et à son développement physique et intellectuel (…)  

Ch. 3 "Un enfant a le droit de dire ce qu'il pense et ce qu'il croit juste"
Ch. 3 « Un enfant a le droit de dire ce qu’il pense et ce qu’il croit juste »

Chacune des rencontres suivantes est pour notre héroïne l’occasion de faire valoir le droit fondamental de chacun à la dénonciation de toute forme de maltraitance, qu’elle soit physique ou psychologique : droit au respect, à l’enseignement, à l’égalité de traitement, droit de s’exprimer, d’avoir des secrets, droit de n’être pas un enjeu au sein d’un couple désuni…

Ch. 7 "Les enfants handicapés ont les mêmes droits que les autres enfants"
Ch. 7 « Les enfants handicapés ont les mêmes droits que les autres enfants »

Les illustrations aux couleurs acidulées d’Edgar Bak, souvent proches du pictogramme, sont adaptées à leur jeune lectorat et donnent corps à ces histoires à portée universelle.

Anne Calmat

96 p., 15,90 €unknown

 

 

 

jailedroit_rvb-270x273À lire également J’ai bien le droit et J’ai des droits mais j’ai aussi des devoirs (réimpression oct. 2016) de Tom Tirabosco – Ed. La Joie de Lire (à partir de 6 ans)

Réalisé à l’initiative du Département de la cohésion sociale, de la jeunesse et des sports de la Ville de Genève, cet outil synthétique et clair rappelle aux parents comme aux éducateurs la place et le respect qui sont dus à ces petites personnes.jai_aussi_des_devoirs_rvb-270x270