Le grand bal – Variations autour de Messe pour le temps présent

Pierre Henry, Michel Colombier, Maurice Béjart, José Montalvo…  Nef du Grand Palais, le 13 juillet 2017 à 20h* Communiqué.

Cet événement est organisé par la Réunion des musées nationaux-Grand Palais, en collaboration avec la Maison des Arts de Créteil. 

 » La poésie est l’adhésion à la beauté du monde, de la vie, de l’humain, et à la fois, résistance à la cruauté du monde, de la vie, de l’humain. » écrit Edgar Morin.
 » Rêvons d’un bal du 14 juillet qui élargisse la part poétique de la vie, celle qui résiste à tout ce qui détruit, démolit, meurtrit et célèbre la beauté du monde, de la vie, de l’humain. »
répond José Montalvo.*

Le grand bal porte une double et exaltante ambition : concilier une réinvention dynamique, décalée et jubilatoire du bal du 14 juillet, avec la réinterprétation de l’extrait d’une œuvre majeure de l’histoire de la création chorégraphique : Messe pour le temps présent. Créée il y a exactement cinquante ans dans la Cour d’honneur du Palais des Papes sur une musique de Pierre Henry et Michel Colombier, cette pièce propose une vision de la jeunesse des années soixante, alors brillamment chorégraphiée par Maurice Béjart.

Pierre Henry (1927- 05 juillet 2017)

Pierre Henry, père des musiques concrète et électronique, a ouvert la musique concrète au grand public. En 2016, son Grand Remix, créé à La Philharmonie de Paris et chorégraphié par Hervé Robbe, offrait une première variation de sa Messe pour le temps présent.

Organisé par la Rmn-Grand Palais et imaginé par José Montalvo, qui sera à Chaillot en 2018*, ce Grand bal marque une célébration joyeuse de la fête nationale. L’événement s’articulera en deux temps forts qui s’entremêleront pour permettre aux participants de passer du statut de spectateur à celui d’acteur et de créateur de la soirée.

José Montalvo a invité sept chorégraphes d’aujourd’hui à imaginer une relecture personnelle de cette œuvre. Warenne Adien, Delphine Caron, Sylvain Groud, Fouad Hammani, Kaori ito, Chantal Loïal, et Merlin Nyakam l’ont revisitée à leur manière et dans leur style chorégraphique, nous donnant à voir un portrait de la jeunesse d’aujourd’hui. Ces jeunes créateurs nous proposeront huit variations contemporaine, hip-hop, africaine, afro-antillaise, ou krump, qui seront interprétées à intervalle régulier par de jeunes talents de demain, 160 danseurs amateurs de haut niveau, chaque groupe provenant d’un des huit départements d’Ile-de-France.

  • Gratuit. Réservation indispensable avant le 10 juillet.  Ouverture des portes à 19h. Réservation obligatoire www.grandpalais.fr

José Montalvo sera également au Théâtre national de Chaillot (Paris) en février 2018, avec Après Don Quichotte et Y Olé !, pour ne citer que les plus récents, José Montalvo offrira une nouvelle immersion dans son univers onirique où la danse dialogue avec les souvenirs personnels. Il a choisi la figure de Carmen déclinée au féminin pluriel. « J’aime Carmen parce que cette pièce solaire me permet de réfléchir à des questions qui me taraudent : l’immigration, les valeurs du métissage, l’enfance. »

Dans un monde inquiétant où le repli, l’exclusion et le rejet étendent leurs territoires, il voit en Carmen une compagne de lutte à l’image des grandes figures féminines du XXe siècle. Georges Bizet, le compositeur de l’opéra, qui n’a jamais mis les pieds en Espagne, fera du métissage artistique un hymne à la beauté.

« Carmen est une explosion jubilatoire de vie et de rythmes. Une musique parcourue par un génie enfantin, d’une grande profondeur enjouée« , écrit le chorégraphe.

Et un vrai défi pour une version chorégraphique. 

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