Tête de mule

004456291de Øyvind Torseter (texte et dessin), traduit du norvégien par Aude Pasquier – Ed. Le Joie de lire.* D’après Les sept corbeaux de Jacob et Wilhelm Grimm.

Øyvind Torseter revisite avec humour et fantaisie une légende populaire datant du 19e siècle, dans laquelle une fillette, cause indirecte de la métamorphose en corbeaux de ses sept frères, brave mille dangers pour briser le sortilège dont ils ont été les victimes.

Ici, un jeune prince, que l’auteur a non seulement représenté sous les traits d’un mulet mais aussi appelé Tête de mule, décide d’aller délivrer ses six frères et leurs six promises, qu’un troll a changés en statues de pierre.

Chemin faisant sur sa monture, il trouve un saxophone dans un ruisseau, porte secours à un éléphant et rencontre un loup qui lui indique le lieu où vit la créature, et comment en venir à bout.4

Trouver son antre n’est pas difficile, mais briser son coeur en mille morceaux afin de l’empêcher à jamais de nuire est une tout autre affaire. Prudent, le troll a en effet dissimulé le siège de ses émotions au milieu de l’indescriptible capharnaüm qui lui sert de « nid d’amour » . ill-1-1024x589

Tête de mule va être aidé dans son entreprise par une princesse, que cet « individu » au regard insondable et aux extrémités noueuses retient également prisonnière, et dont il a fait sa « fiancée ».

Elle est roublarde, un rien délurée, le prince est obstiné, prêt à risquer sa vie pour sauver ceux qu’il aime et il a plus d’un tour dans son sac (à dos) : ils vont conjuguer leurs talents pour tenter de réduire à néant cet être protéïforme, un peu naïf, un peu fleur bleue, et peut-être même un peu mélomane…

Un conte à plusieurs niveaux de lecture qui plaira aussi bien aux enfants (à partir de 6 ans) qu’aux adultes.

A. C.

  • Critic »s Award 2015 pour la jeunesse décerné par la Norvegian Critics Association.

120 p., 22,90 €

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