« XIII » – Intégrale 3/5, vol. 11 et 12

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de Jean Van Hamme (scénario) & William Vance (dessin) – Ed. Dargaud –

Les tribulations de XIII au Costa Verde (pays imaginaire qui évoque fortement Cuba), avec son contingent de manipulateurs et de traîtres, se sont achevées en beauté. XIII, qu’on pourrait aussi appeler « El Magnifico », tant il excelle dans l’art de se sortir des situations les plus extrêmes (avec, il est vrai, un égal talent pour plonger tête baissée dans la suivante), a établi la preuve qu’il n’avait pas lâché les révolutionnaires. Les affreux ont été débusqués, les guérilleros ont repris du poil de la bête et la Minerco en a été pour ses  frais. Le Major Jones a bien entendu joué à la perfection son rôle de super woman, en venant en aide à XIII dans les moments critiques du récit. Quant à Maria Isabel de los Santos, la présumée épouse du beau ténébreux, elle a déclaré, en faisant allusion au « Cascador » : Je ne sais pas pourquoi, mais vous me faites penser à lui, Mac Lane. Un moment, j’ai cru que… Mais c’est absurde.

Mais si XIII était le Cascador, cela voudrait dire qu’il a également à un moment de sa vie été Kelly Brian (plus connu sous le nom de Cascador), membre de l’IRA et recherché par le FBI.

La porte reste donc entrouverte. À se demander si nous n’allons pas découvrir, au détour d’une planche, que Jason Mac Lane est un autre…

BqPZFeUbGxifoP2pKQgsYvSaHEzeTa9V-couv-1200Et c’est chose faite, en lisant le volume 11 : XIII apprend de qui il est réellement le fils, et pourquoi Jonathan Mac Lane, qu’il croyait être son père, s’est fait passer pour tel en lui donnant son nom. Il découvre par la même occasion l’histoire tragique de sa famille : modernes Atrides au mélange explosif de passions.

Faut-il dire « Bye bye Jason » ? Wait and see.

BqPZFeUbGxifoP2pKQgsYvSaHEzeTa9V-page5-1200

xiii-tome-12-le-jugementLe vol. 12 nous ramène aux USA.

XIII et Jones ont à peine eu le temps de refermer leur parenthèse révolutionnaire – et XIII d’encaisser les révélations sur sa véritable (?) identitè – qu’ils sont convoqués à la Maison Blanche pour une affaire de la plus haute importance.

On se souvient que l’assassin du président Walter Sheridan avait fait en sorte que son nom n’apparaisse jamais, mais  on se doutait bien que les auteurs n’en resteraient pas là.

C’est à la faveur de la passation de pouvoir entre le général Carrington (v. vol. 1 à 6) et son successeur, le général Wittaker, que l’affaire éclate de nouveau. La cérémonie de la remise du code de la mallette de contrôle de l’arme atomique se déroule à huis clos, quatre personnes y assistent, dont Walter Sheridan, le frère du président assassiné. À ce moment précis, un hélicoptère de l’armée décolle du toit du Pentagone, avec aux commandes, le général Carrington. Panique chez les agents des services secrets, le vice-président donne l’ordre que l’on ouvre la porte de la salle des codes : Carrington a neutralisé Wittaker et le ministre de la Défense à l’aide d’un gaz anesthésiant, puis il a kidnappé le président… et emporté la mallette.

Une note lapidaire de la main du général disant  « Jones et Mac Lane, personne d’autre », a été retrouvée plus tard dans l’hélico abandonné.

Carrington a découvert l’implication du président dans l’assassinat de son propre frère (eh oui !) et les dommages collatéraux qui s’en sont suivis. Avec au premier chef, la mort de sa fille bien-aimée (la veuve de Steve Rowland). Il veut désormais organiser un procès public, lors duquel, la Mangouste, âme damnée et tueur à gages au service de l’accusé, viendrait témoigner…

Du pain sur la planche pour XIII et Jones.ZkeRd9K3VsrvjFn0qJVgxuTc65ise0x3-page5-1200  A.C.